Oscar Peterson à l'IMFP ? Presque

2012 vient à peine de commencer que ce mardi 3 janvier, l'IMFP annonçait chaudement la couleur jazz avec au programme le trio Duchemin, excusez du peu. Au caveau de la Huchette salonais de l'avenue Francou, les amateurs de jazz du pays de Crau ont pu apprécier et applaudir toute la virtuosité du pianiste, Philippe Duchemin, accompagné par les frères Le Van (de Marseille, fan de chichoune !), Christophe à la contrebasse et Philippe à la batterie. Le pianiste a interprété quelques oeuvres magistrales dont la composition tout à fait personnelle s'inspire des grands courants classiques, comme Chopin ou Bach, en passant par un petit hommage à Michel Petrucciani ou encore à Duke Ellington.
Au cours de sa prestigieuse carrière, Philippe Duchemin a joué avec les jazzmen les plus prestigieux, comme Lionel Hampton alors qu'il venait d'obtenir son diplôme d'Etat de professeur de Jazz en 1986. Mais c'est sur les traces d'Oscar Peterson que le pianiste calque son style et son énergie. Le trio vient d’enregistrer le CD Massilia chez Black & Blue et a obtenu le 1er prix au Concours International de Montauban en juillet 2011.

La première partie
La première partie de la soirée était assurée par une formation issue de l'IMFP, composée de Florent Klein à la batterie, Thomas Laffont à la basse, Jerry Lapierre au clavier, Jules Lapebie à la guitare et Benjamin Lasbleis au trombone. Notons le talent tout particulier de Benjamin aux bruitages rythmiques qu'il fait avec la bouche, comme vous pouvez l'apprécier à travers cette vidéo. Ca c'est du jazz !


Cliquer sur l'image pour lancer le clip (3,21 mn).

Pour en savoir plus : www.philippeduchemin.com


 Facebook, la secte du web

Je vais vous parler de Facebook, ou plutôt vous faire part de mon opinion au sujet de ce vampire du web. Vous l'avez compris en lisant le titre, en tant que webmaster, je n'éprouve aucune affinité envers ce réseau à vocation communautaire. Facebook a investi internet - et les smartphones - de façon tellement exponentielle qu'il a littéralement laminé tous les sites et les blogs sur son passage. Forums, livres d'or et autres formulaires interactifs dont les webmasters habillent leurs sites sont aujourd'hui désertés au profit de cette incontournable cour d'école. Comme beaucoup de sites, salondeprovence.com est victime de ce largage généralisé. Pire, le site salonais fait figure de site ringard, faute de ne pas avoir une vitrine sur Facebook, faute de ne pas arborer le logo flatteur et reconnaissable de ce bulldozzer. Pour survivre face à ce cyber-tsunami, la plupart des sites, qu'ils soient commerciaux, associatifs ou encore institutionnels se voient contraints de placarder sur leur page d'accueil le sceau féodal du " f " blanc sur fond bleu. Ce visuel apparaît comme une preuve évidente de collaboration complaisante envers l'envahisseur face à qui de nombreuses mairies, salondeprovence.com comme une poignée de sites incorruptibles sont entrés en résistance.

Nul doute que Facebook possède une palette attrayante s'il catalyse à ce point l'engouement. Du reste, l'objectif de cet article n'est pas de dénigrer ce réseau, auquel cas j'argumenterais sur son caractère Big Brother. Mais qu'on m'explique quel est l'intérêt de mettre un site ou un blog à jour si ses visiteurs vont s'exprimer sur une plateforme différente alors qu'il y a tout ce qu'il faut sur le site en question ? Pourquoi moi, webmaster de salondeprovence.com, irai-je ouvrir un espace d'expression sur Facebook alors que le site auquel je consacre mes ressources possède tous les outils nécessaires aux messages, avis, commentaires et autres "j'aime / j'aime pas" ? Pourquoi adhérer à cette perversion masochiste consistant à diriger ses visiteurs vers une autre enseigne qui tire les bénéfices de ses propres visites ? Car le petit message qu'on laisse au terme d'une visite, c'est la rémunération du webmaster, c'est la reconnaissance qu'il attend. Ne pensez-vous pas qu'il est plutôt déplacé d'en faire profiter quelqu'un d'autre ? Dans un bon restaurant, remarquez-vous une pancarte sur le mur vous enjoignant d'aller présenter vos félicitations au garagiste ou au pharmacien ? C'est pourtant bien ce qui se passe avec Facebook. Plutôt que de laisser un avis sur le site visité, l'internaute s'en détourne pour aller déposer son appréciation ailleurs. C'est si facile, il suffit d'un clic. Que faut-il penser du comportement grégaire de l'internaute inconditionnel qui voit dans Facebook l'hégémonie du web ? On pourrait faire un curieux rappochement en voyant dans Facebook l'image d'une secte virtuelle dont les gourous subjuguent leurs adeptes. On peut toujours espérer que Facebook ne soit qu'une mode, destinée à se démoder comme toutes les modes. Ce n'est qu'une question de temps.

Si, par le plus surprenant des hasards, vous décidiez de laisser un commentaire à propos de cet article, restez donc avec nous, ce site est suffisamment ouvert à toute forme d'expression [ ici ] ; [ ici ] ou encore [ ici ] ; voire [ ici ]. Facebook est donc parfaitement inutile.

Facebook est loin de faire l'unanimité :

(bulldozzer fineartamerica.com)


 Les mardis du jazz à l'IMFP

Que les amateurs de jazz le sachent : Salon n'a rien à envier aux boîtes de jazz parisiennes. En effet, l'Institut Musical de Formation Professionnelle (IMFP) propose depuis plusieurs années déjà, dans ses locaux situés boulevard Raoul Francou, des soirées cabaret dans la plus pure tradition jazz.
Ce 25 janvier, les fidèles sont au rendez-vous pour l'un de ces savoureux mardis du jazz à Salon de Musique. L'accueil est très cool, ici les moeurs sont tellement adoucies par tant de musique. Car on est à la source même de la musique. De cette prestigieuse école, enviée par d'autres villes alentour, sortiront les grands musiciens de demain. Avant de pénétrer dans le temple du jazz salonais, il convient de goûter au plat du jour qu'on achète à un stand installé dans la cour. Ce soir c'est daube-pâtes (qui était excellente, soit dit au passage). Passé la porte, le mélomane est accueilli par un gentil monsieur portant barbiche qui vous propose une carte d'adhérent qu'on accepte avec la douce sensation de devenir le membre privilégié d'un club de connaisseurs. A droite : le bar car ici on désaltère toutes les soifs, soif de musique et soif tout court. La salle est coquette, de petites tables rondes entourées de chaises en bois sont posées, éparses, sur l'espace réservé au public. Au fond, la scène, encombrée d'amplis, d'instruments, de pupitres et de pieds de micros, occupe toute la largeur de la salle.
Au programme de ce soir : le grand contrebassiste Jean-Pierre Fourment, précédé d'une première partie assurée par les élèves de l'établissement. Ils sont six : un sax, une trompette, un batteur, une basse, un guitariste électrique et un guitariste manouche. Michel, le sax, présente les morceaux, plaisante avec l'auditoire puis reprend sa place, comme les cinq autres, ensemble, ils taquinent la blue note avec plaisir et avec talent. Après une courte pause, le somptueux piano à queue sort de son silence. La formation invite l'assistance à une musique intimiste, longues tirades de contrebasse soulignées par la trompette avantgardiste de Christophe Motury et le jeu de piano un brin Stockhausen de Stéphane Orins. Jazz de chambre disent les spécialistes pour paraphraser la musique du même style qui, jadis, avait les faveurs de la Cour. Une heure et demie plus tard, les trois jazzmen tirent leur révérence et les amateurs de jazz se boivent une dernière bière avant de se dissoudre dans le soir frisquet de janvier.


Cliquer sur l'image pour lancer le clip (6 mn).

Prix du spectacle : 10 euros. [ www.imfp.fr ]


 Les vœux 2011 du maire


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Accueillie par une formation jazz composée de jeunes musiciens de l'IMFP*, ce vendredi 14 janvier à 18 h 30, une foule de Salonais a investi d'Espace Trenet pour la 9ème cérémonie des voeux de Michel Tonon, maire de Salon. Le temps que chacune et chacun serre la main du maire et de son épouse puis trouve une place assise ou débout dans la salle, et après la projection d'un reportage sur les réalisations majeures de l'année qui vient de s'écouler, il était 19 h 30 lorsque Michel Tonon commença son discours, secondé par une interprète qui reproduisit simultanément les paroles en langage des signes destiné aux déficients auditifs présents ce soir-là.
Pendant plus d'une heure, le maire s'adressa au bon millier de personnes rassemblées, en mettant l'accent sur les investissements présents et à venir de la ville, à travers notamment la place Morgan, son cinéma multiplex de 8 salles (1400 fauteuils) et son bowling, la Maison des Associations (on compte 600 associations à Salon), les toitures du château de l'Empéri, l'aire d'accueil des gens du voyage, la vidéosurveillance, le passage au tout numérique (au 1er juillet prochain), l'emploi, ou encore de nouveaux ronds-points. A l'issue de son allocution, Michel Tonon invita l'assistance à se diriger vers le buffet pour un apéritif composé de petits fours et de champagne au curaçao.

[ Ecouter le discours intégral de Michel Tonon ]
Patientez quelques minutes, le son démarre automatiquement.

*L'Institut Musical de Formation Professionnelle est situé boulevard Raoul Francou


 Les couturières de l'Histoire

Si la Reconstit ne dure que trois jours, trois jours de fête, de danse et de musique, elle continue à vivre tous les autres jours de l'année, discrètement, sans tapage mais avec toujours autant de ferveur et de passion. Dans leur atelier, situé rue des Fileuses de soie, Jo Stofati et les couturières de Mémoire et Légendes s'appliquent sans relâche à confectionner robes et parures qui habilleront les figurants des éditions à venir. Car les habits s'usent, le temps s'en charge, et sans cesse sur le métier il faut remettre l'ouvrage, sans cesse il faut renouveler la prestigieuse garde-robe de l'association. A l'aide de vieux tissus de récupération, vieux mais d'une qualité si rare qu'on ne les fabrique plus de nos jours, les "fileuses de soie" de Mémoire et Légendes font des merveilles. Elles imaginent des tuniques à partir d'anciens draps de lin, elles ourlent des surplis du plus bel effet dans des textiles anachroniques, elles redonnent vie aux étoffes oubliées.
Puis quand arrivent les premiers jours d'été, tandis que les trouvères font sonner leurs cornemuses, les beaux habits Renaissance déploient leurs velours dans toute leur amplitude. Fraichement ouvragés, pourpoints, brocarts et redingotes sortent de leur retraite pour leur baptême de la rue. Et trois jours durant, dauphines et gentilhommes richement habillés dansent et danseront encore, jusqu'au bout de la nuit, jusqu'à la nuit des temps. Tant qu'il y aura des mains pour recoudre l'Histoire.


Cliquer sur l'image pour lancer le clip (1,35 mn).


 Les vœux de la Croix-Rouge

Jeudi 6 janvier à 18 h 30, plus de 200 personnes se sont retrouvées dans la somptueuse salle du Cercle des Arts pour la cérémonie des vœux de la Croix-Rouge. Par une douce soirée hivernale, la rue des Fileuses de Soie connaissait une affluence inhabituelle. Accueillis par Michel Roux, le président de la délégation salonaise, les invités de tous les âges ont écouté le discours du président qui a souligné l'implication des bénévoles à travers les actions humanitaires ou encore les séances de formation aux gestes qui sauvent. Après de chaleureux applaudissements, l'assistance s'est ensuite emparée du buffet pour la traditionnelle galette des rois accompagnée d'un petit muscadet aimablement servi par les bénévoles vêtus de l'uniforme rouge et beige de l'association.


 Sea, sex and... sang

Ce vendredi 27 août à 21 h 30, était projeté en avant-première aux Arcades (sortie officielle le 1er septembre prochain), un bon film bien gore intitulé Piranha 3D, "3D" étant l'appellation des films en relief. Boudé ces dernières décennies, le cinéma en relief revient en force, James Cameron ayant subitement relancé le concept il y a quelques mois avec un Avatar qui ébahit les journalistes (pour avoir surtout découvert le sens et l'utilisation du terme sur internet).
Avant d'entrer dans la salle, on vous distribue des lunettes spéciales (avec une lingette) indispensable accessoire pour apprécier le relief. La lumière s'éteint et le spectateur est aussitôt plongé, dans tous les sens du terme, dans la 3ème dimension. L'effet est d'autant plus saisissant que le film nous éclabousse d'hémoglobine car nous assistons à l'orgie d'énormes piranhas extrêmement laids et voraces, sortis du fond des âges suite à un séisme sous-marin. Les scènes d'horreur se déroulent un jour de fête, sur une plage du lac Victoria (Arizona) bondée de jolies filles en bikini (exemple ici), voire complètement à poil. Et c'est là que le film offre un aspect assez plaisant car, 3D oblige, popotins et nibards s'étalent aussi en relief, pour la plus grande joie des ados, nombreux dans la salle. Certes, certaines scènes sont assez dures, mais ce ne sont pas quelques effets spéciaux et un peu de colorant qui font effrayer les adeptes de jeux vidéos autrement plus pimentés. A noter la présence de l'acteur Richard Dreyfuss (le célèbre flic des Dents de la mer) qu'on aperçoit tout au début dans le rôle d'un pêcheur et qui sera la première victime.
A travers ce film, le jeune et talentueux réalisateur Alexandre Aja a su habilement doser horreur, érotisme et même humour. En témoignèrent les spectateurs par un applaudissement collégial sur le générique de fin. Bravo !

Bande-annonce :

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N'oubliez pas que sur salondeprovence.com une rubrique cinéma détaille chaque semaine l'affiche de nos deux cinémas Arcades et Club.

 Un soir, au fil du rasoir




Alain Ortega et Patrick Hoffmann.
Deux excellents chanteurs & musiciens du pays salonais.
Ici devant le Longchamp à la fête de la musique du 21 juin dernier.


 Les Dieux étaient de la fête

Tandis que les affres d'une météo capricieuse alternaient entre averses et mistral quelques jours encore avant la Reconstit, les trois jours de la plus populaire des fêtes salonaises furent placés, comme par magie, sous les auspices les plus cléments. Du jeudi 24 au samedi 26 juin, plus un souffle d'air, plus une goutte de pluie, rien que du soleil et du ciel bleu. Comme si, là-haut, Râ, Jupiter, Eole et tous les Dieux climatiques avaient eux aussi décidé de se donner la main pour une ronde fraternelle rythmée par les cornemuses, vieilles, flûtes, tambourins et autres instruments baroques que firent sonner les troubadours hauts en habits. Trois jours durant, les ruelles antiques de l'ancienne cité de Crau furent martelées par les pas frénétiques des jongleurs, danseurs, ménestrels, cracheurs de feu, mais également par les dizaines de milliers de visiteurs qui, comme chaque année, se laissèrent emporter par la fièvre médiévale.


 Salon fête la musique

Comme dans toutes les villes et villages de France, ce lundi 21 juin au soir c'était la fête de la musique à Salon. Des dizaines de groupes et de formations ont investi les rues et les places. Ce clip vidéo retrace quelques moments pris à la volée de ce méga-show en plein air. Malgré ses bourrasques, le mistral n'a pas refroidi ni l'ambiance ni les jolies danseuses de l'orchestre salonais Les Mélomanes (installés face à l'Hôtel de ville) ni freiné l'enthousiame des spectateurs, venus très nombreux.

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