Le musée de Nostradamus est situé dans la maison même du grand prophète, au détour d'une rue salonaise qui porte également son nom. C'est dans cette maison qu'il écrivit les Centuries et c'est également dans cette maison qu'en 1564, la reine Catherine de Médicis vint l'honnorer de sa visite.
A travers différentes scènes reconstituées grandeur nature par des mannequins de cire, le parcours du musée dévoile les principales étapes de la vie de Nostradamus.

Le musée est ouvert de 9h à 12h et de 14h à 18h
(sauf les samedis et dimanches matins). Tél 04.90.56.64.31


   

1506, l'enfance

L'arrière grand'père de Michel, Jean de Saint-Rémy, l'initie très tôt au cycle de nature, des saisons, des étoiles, de la vie, de la mort, des guerres, des querelles religieuses et de tant d'autres bouleversements qui secouaient cette période douloureuse. Héritier de la sagesse orientale, Jean de Saint-Rémy lui révèle l'enseignement de la Kabbale hébraïque dans le paysage magique de Saint Rémy de Provence.

1520, la peste

Lorsque la peste arrivae en Provence en 1348, les hommes croient venu le temps de l'Apocalypse. Ils vivent la fin du Moyen-Âge comme un cauchemar duquel personne ne pense pourvoir sortir. Le jeune Nostradamus, partout chassé par la progression de l'effroyable fléau, est très tôt conscient que l'agonie qui s'empare du monde est beaucoup trop longue pour n'être que le signe de la colère divine.

1529, l'université

A Avignon, Nostradamus obtient son titre de "Maître es Arts". A l'occasion de ses voyages qui dureront huit années, il se spécialise dans l'étude des plantes médicinales, que l'on appelle les simples. Il étudie la médecine à l'université réputée de Montpellier, forte d'un héritage issu du savoir d'Hippocrate et autres grands noms de l'Antiquité, Platon, Aristote... 

1533, l'humanisme

Pourchassé par l'inquisition qui torture et condamne au bûcher tout ce qui n'est pas conforme au dogme de l'Eglise catholique, Nostradamus quitte précipitemment Agen, où il est venu rencontrer le célèbre Cicéronien Scaliger. Dans sa fuite, il abandonne sa femme et ses deux enfants qui mourront, victime de l'épidémie. Les premiers martyrs de la Renaissance ont noms Etienne Dolet, Michel Servet, des libres penseurs qui finiront dans les flammes, condamnés par l'inquisition et les Réformateurs. Au milieu de ce contexte épouvantable, Marguerite de Navarre ouvre sa Cour aux humanistes qui y trouvent un havre de paix et pourront développer des sociétés secrètes.

1540, la spirale de la connaissance

Le Moyen-Âge est fondé sur une connaissance ésotérique et magique du monde. L'avènement de l'imprimerie apporte la connaissance. La Renaissance va littéralement exploser grâce aux mathématiques, applicables à toute science et d'abord à l'architecture. Le parcours initiatique de Nostradamus l'éleve au savoir universel.

1555, les Centuries

Installé dans sa maison de Salon de Crau, ainsi s'appelait la ville, Nostradamus redige la première partie des Centuries. Ses outils de travail sont l'astrolabe, des instruments de médecine et de pharmacie et surtout une riche bibliothèque. En esprit universel, il se préoccupe de théologie, de philosophie, de médecine, d'ésotérisme tant sa soif de savoir est intense. S'il puise son savoir dans ses livress, il lit l'unité de monde dans les astres.
L'astrophile Nostradamus vérifie dans le ciel le cycle de l'aventure humaine. Il suit le jeu des cinq planètes et des deux grands luminaires qui passent dans le plan de l'écliptique, visitant les douze constellations qui composent le Zodiaque. Il observe les figures géométriques créées par ces planètes et en déduit comment, par les lois des oppositions et des complémentarités, les dieux, maîtres de ces planètes, enfantent nos maux et nos bienfaits.
Avant même la publications des Centuries, l'astrologie médicale et judiciaire assure la fortune du mage salonais, car conscient de l'unité vivante de l'univers, il sait lire dans les étoiles la justification d'une maladie par le rapport qui les lie l'un à l'autre. En effet, le mond eest conçu comme un jeu de miroir qui se répondent, tel un dialogue d'étoile à étoile et d'étoile à homme, comme une "conversation hermétique". Le mage scrute cette harmonie et en perçoit les vibrations pour en donner la traduction. Ainsi Nostradamus nous a-t-il laissé une description prophétique du monde en 10 Centuries de quatrains soit 1000 poèmes de quatre vers mis en rimes deux par deux.

1564, la reine Catherine

La venue de Catherine de Médicis et Charles IX à Salon de Crau le 17 octobre 1564 avec toute sa Cour a définitivement marqué la carrière de Nostradamus et le mémoire des hommes. Les conseils prodigués par l'Astrologue à Catherine, reine de France, l'aidèrent à maintenir l'unité du Royaume au milieu des tempête qu'il traversa. Le jeune roi Charles IX se souvenant de l'estime portée par son père à Nostradamus le nomma Conseiller et Médecin du Roi.

1566, l'héritage

En plus de ses almanachs, Nostradamus nous a légué quatre oeuvres majeures :

  • la paraphrase de Galien, pour la médecine
  • le traité des fardements et des confitures, pour la "pharmacaitrie"
  • les hiéroglyphes d'Opus Apolla (manuscrit), pour l'ésotérisme
  • les Centuries (1ère édition de 1555), pour les prophéties

L'oeuvre de Nostradamus est complète, vivante, éternellement contemporaine et soudée comme une énigme à tous les tournants de l'histoire de l'homme.


Avec l'aimable autorisation de Jacqueline Allemand, directrice de la Maison de Nostradamus.