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Ca s'est passé à Salon |
| Ah le petit foin blanc... |
| La dixième édition de la fête du foin s'est déroulée samedi 29 juillet 2006 à la place Morgan. Les Salonais ont dignement salué la tradition. Quand la campagne rencontre la ville. |
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Fêter le foin à
Salon, c'est comme fêter le vin à Gigondas, ou encore fêter le saucisson à
Arles. C'est la fête d'un produit du terroir, si ancien qu'on ne sait plus à
quand remonte la première botte de foin. (Voir la page
consacrée au foin
de Crau) Pour cette dixième édition de la fête du foin, les exploitants agricoles s'étaient donnés rendez-vous à la place Morgan, en ce chaud samedi, 29ème jour de juillet de l'an 2006. De loin, on les reconnaissait facilement à leur tee-shirt couleur soleil, hommes et femmes en jaune, affairés en tous points pour que chacun des visiteurs ne manquât de rien. Tables dressées attendant le convive, buffets de dégustation des produits régionaux (pêches, brugnons, melons, tout cela coupés en petits morceaux…), buvette, sangria offerte, tout contribuait à rendre la fête aussi conviviale que champêtre. Tandis qu'ânes et poneys rentraient de leur petite petite promenade avec enfants sur le dos, tandis que la charrette de foin s'éloignait une fois les démonstrations du travail à l'ancienne terminées, les premiers coups de batterie rythmaient l'atmosphère, l'orchestre peaufinait sa balance, juché sur une scène proche de celle des meilleurs concerts. Ce soir on allait danser. Dans l'intervalle, les enfants continuaient à caresser les animaux parqués, les parents flanaient parmis les échoppes artisanales. Ici une spécialiste en tatouages, là un vendeur de saucissons de toutes les saveurs, plus loin un alambic à lavande, là un coutelier, et là encore un stand d'objets artistiques couleur locale. Etonnante interprétation d'un Obispo-Polnareff Progressivement les tables se remplissaient à mesure que le soleil déclinait derrière le feuillage des platanes. La place Morgan, qui d'ordinaire rassemble toutes les automobiles d'une bonne partie des Bouches-du-Rhône, était devenue pour un soir, une gigantesque guinguette. Par endroits, les nappes en papier jaune jouaient avec le mistral, soufflant juste ce qu'il fallait pour rafraîchir les gens. Trois pancartes suspendues affichaient "Paella", "Poulet sauce écrevisse" et "Daube de taureau". Sous chacune d'elles, une file d'attente se constituait. Pas de bousculade, tout le monde s'entendaient comme larrons en foire. On sortait les tickets-repas des poches, achetés à l'office de tourisme (ou sur place auprès de Suzanne), on empoignait l'appétissante assiette et on rejoignait sa place. Il était 22 h lorsque l'animateur monta sur scène et annonça l'orchestre après les remerciements d'usage. Place au spectacle ! Les Mélomanes, formation salonaise d'un excellent niveau, allaient offrir au public des numéros féériques dignes des plus grands cabarets. A la faveur d'un subtil répertoire, mêlant les succès indémodables et les airs plus actuels, les musiciens et danseurs rivalisaient de talent autant que faste dans la succession de costumes somptueux. On retiendra notamment l'étonnante interprétation d'un Obispo-Polnareff, noires lunettes et blanche moumoute à l'appui. L'élément féminin quant à lui, était divinement incarné, les quatre danseuses, ainsi que la chanteuse, étaient tout simplement magnifiques. La chorégraphie était parfaite, tout était méthodiquement mis en scène. La revue aura durée une heure. Il était temps à présent de se dégourdir les jambes. Après la parade des grands soirs parisiens, les Mélomanes lançèrent la dance-machine façon didji. Et toujours, les costumes étaient adaptés à la chanson. Derrière leur instrument, batteur, pianiste, cuivres et guitaristes, martelaient la note au plus grand plaisir des gambettes frénétiques qui elles, martelaient le bitume. Pour cette dixième fête des foins à Salon de Provence, on dansait sur le place Morgan, une nuit de juillet. Dom's |
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