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Ca s'est passé à Salon |
| La PAF, racontée et visitée. |
En ce jeudi 8 décembre 2005, une vingtaine de Salonais se sont retrouvés au château de Richebois pour une présentation de l'Ecole de l'Air, faite par le Lieutenant-Colonel Denis Meunier, ancien pilote de la Patrouille de France. La matinée s'est achevée par une visite sur le site même de la prestigieuse Ecole.
| Neuf heures du matin, les premières
voitures arrivent au château de Richebois. Située sur la route
d'Eyguières, l'ancienne demeure du Bailli de Suffren (aujourd'hui
restaurant) accueille les 22 Salonais qui se sont inscrits à cette
matinée organisée par l'Office de Tourisme de la ville. En ce jeudi 8
décembre 2005, la pluie tombe. On pénètre en toute hâte dans le hall
du restaurant. La présentation a lieu au premier étage. Quelques
viennoiseries et tasses de café réchauffent les invités.
Aux commandes d'un ordinateur portable relié à un projecteur vidéo, le Lieutenant-Colonel Denis Meunier déroule une présentation powerpoint aux couleurs aériennes. Avec beaucoup de sympathie et d'écoute, l'ancien pilote de la PAF présente sommairement l'Armée de l'Air, puis enchaîne sur l'histoire de la Patrouille de France, retrace les grandes étapes de la voltige depuis le premier looping d'Adolphe Pegoud en 1914. Quelques questions pertinentes de l'auditoire relanceront le débat riche en anecdotes et précisions. A plusieurs reprises, hélas, la présentation sera fortement perturbée par des baisses de tension électriques occasionnant des coupures intempestives de la projection vidéo. Avec une sérénité exemplaire, notre prestigieux présentateur relancera maintes fois ordinateur et projecteur jusqu'à définitivement les arrêter afin d'éviter que tant de coupures n'endommagent le matériel. Nous apprendrons dans un éclat de rire général que, selon l'EDF, ces coupures seraient dues à la présence trop conséquente d'étourneaux sur les fils électriques.
Deux heures après cette présentation en salle, il est l'heure de prendre le car, direction la base de l'Ecole de l'Air. L'autobus pénètre dans l'enceinte militaire. Ici vivent plus de 4000 personnes (2000 effectifs avec femmes et enfants). On passe devant un bâtiment officiel, une salle de sport, plus loin, une aumônerie, et là c'est le mess... Sur ces 470 hectares, l'Ecole de l'Air est une ville dans la ville.
Après ce tour du propriétaire, le bus s'arrête derrière des hangars. Tout le monde descend pour assister, de près, à l'entraînement des pilotes. Mais le ciel bas, trop bas, oblige les acrobates du ciel à abréger leurs évolutions. La pluie et le froid font quelque peu frémir les visiteurs, sagement regroupés au bord de la piste. Les avions attérissent. On regagne la chaleur de l'autobus pour redescendre presqu'aussitôt. Cette fois-ci on se dirige vers l'intérieur d'un hangar pour contempler un Alpha Jet de près, le toucher, le photographier sous toutes les soudures.
Deux promontoires sont disposés de part et d'autre de l'avion. Le Lieutenant-Colonel monte et prend place à bord. Quelques visiteurs lui emboîtent le pas puis restent sur la petite plateforme en haut des quelques marches, là tout prêt de la cabine de pilotage. On peut tout voir, poser des tas de questions. Avec passion et patience, l'ancien pilote commente chaque cadran, chaque voyant, chaque commande. Les flashes crépitent, ce n'est pas tous les jours que le commun peut approcher d'aussi près ce qui fait le prestige de l'aviation militaire et acrobatique française.
Retour au château de Richebois. L'heure est venue de passer à table. Pendant le repas, le Lieutenant-Colonel continuera de répondre aux questions de la tablée. Petit privilège du hasard qui fera se prolonger la rencontre pour quelques visiteurs heureux de compter parmi eux cet hôte remarquable. Pour la petite histoire, depuis sa création en 1953, la Patrouille de France a vu passer à ce jour 176 pilotes. Denis Meunier était le 81ème. Un grand merci à l'Office de Tourisme et à l'Ecole de l'air pour cette présentation passionnante du fleuron de l'aviation française qui fait la renommée de Salon de Provence. |
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