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Le
bivouac des hommes en bleu
De drôles de schtroumpfs ont semé la révolution à
grands renforts de barils et de fumigènes, suivis par un camion-scène de rock
"qui déchire". Tout commence devant la mairie puis le convoi remonte le cours
Gimon, le boulevard Pasquet, fait une pause devant le cimetière passe par les
boulevards Joly et Foch pour gagner la place Morgan. Tout finit pas un numéro de
cascade dans une ambiance de pétarade de tous les diables. Le bon peuple a même
eu droit à une dégustation gratuite de laitue.
La p'tite mousse bien frappée d'ilotopie
Le soir tombe sur le jardin public. Dans d'étranges cages, des personnages
tout blanc manipulent de la mousse colorée et s'en mettent allègrement partout !
Au bout de deux heures, complètement figés dans leur gangue de mousse
polyuréthane, il faudra le secours de quelques bonnes scies égoïnes pour les
libérer. Entre temps, lentement, la mousse avant de durcir dégouline comme de la
guimauve sur les corps immobiles.
Tour de France façon Ghost-Rider
Samedi 8 novembre au soir, Salon fut plongé dans la chaude ambiance du Tour de
France, revu et adapté par Générik Vapeur. Le vélo était à la fête, sous tous
les angles, même les plus insoupçonnés. Au coeur du peloton : la Peugeot 203,
habillée de carnaval. Caravane délirante, engins loufoques et coureurs déjantés
ont battu le pavé dans un vacarme d'enfer, de la gare à la place Morgan, en
passant par l'avenue principale de la ville, sous le regard abasourdi des
riverains à leur fenêtre. Explosions, feux et fumigènes, sirènes, et toujours la
musique rock embarquée avec des musiciens jouant live, invraisemblable cortège
entourée par une foule trépidante.
Roue libre pour tout le monde !
Avant-dernière étape de la folle histoire des troupes artistiques, dans une
grande parade à vélo, en costume de facteur. Ils sont tous là : Générik Vapeur,
Jean-Georges Tarar(e), Ex Nihilo, No Tunes international, etc, et même le maire
de Salon ! En ce dimanche matin, au gré de la déambulation, ils improvisent avec
tout ce qui leur tombe sous la main : escalade d'immeuble, chorale, course de
poussettes, vélos, masques d'âne, outre de vin blanc à qui boira le petit coup,
sans oublier les concerts de sifflets, annonçant le passage des joyeux drilles
jusqu'à l'étape finale : le grand pique-nique.
Le pique-nique des seventies
Imaginez toute une rue, au coeur de votre ville, soudain rangée des voitures
et recouverte de pelouse. Et sur cette pelouse, des gens assis autour de petites
nappes à carreaux rouges et blancs. On sort les sandwiches, on blague, on passe
un agréable dimanche, avec en plus, un délicieux parfum de nostalgie. Car voilà
que ce grand pique-nique collectif est plongé au coeur des années 70. Parmi les
convives, la compagnie Artonik évolue et mime, au son d'émissions d'époque, ce
qui faisait le charme d'alors : le mouvement hippie, la liberté des moeurs,
l'émancipation sexuelle ou une simple partie de pêche à la ligne. On se sentait
libre, on était bien, on était insouciant et heureux de vivre, tout simplement.
"Je vous parle d'un temps..."
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