Samedi 1er novembre 2008 était le premier des 9 jours consacrés à la folle histoire des arts de la rue dont Salon de Provence était le cadre, au terme d'une tournée dans les Bouches-du-Rhône qui vit les troupes artistiques déambuler dans les rues de Miramas, St Rémy de Provence, Vitrolles, Auriol et Gignac. Ceci dans le cadre de Marseille 2013, future capitale européenne de la culture. Les artistes au look déjanté, coloré, étonnant, surprenant, inattendu, destroy, grave, trop de la balle (les qualificatifs ne manquent pas),... ont pris d'assaut places et rues de la cité, suivis par une population amusée et participant volontiers au facéties des comédiens.
   
Bivouac
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Mousse en cage
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Jamais 203
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Roue libre
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Pique-nique
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Le bivouac des hommes en bleu
De drôles de schtroumpfs ont semé la révolution à grands renforts de barils et de fumigènes, suivis par un camion-scène de rock "qui déchire". Tout commence devant la mairie puis le convoi remonte le cours Gimon, le boulevard Pasquet, fait une pause devant le cimetière passe par les boulevards Joly et Foch pour gagner la place Morgan. Tout finit pas un numéro de cascade dans une ambiance de pétarade de tous les diables. Le bon peuple a même eu droit à une dégustation gratuite de laitue.

La p'tite mousse bien frappée d'ilotopie
Le soir tombe sur le jardin public. Dans d'étranges cages, des personnages tout blanc manipulent de la mousse colorée et s'en mettent allègrement partout ! Au bout de deux heures, complètement figés dans leur gangue de mousse polyuréthane, il faudra le secours de quelques bonnes scies égoïnes pour les libérer. Entre temps, lentement, la mousse avant de durcir dégouline comme de la guimauve sur les corps immobiles.

Tour de France façon Ghost-Rider
Samedi 8 novembre au soir, Salon fut plongé dans la chaude ambiance du Tour de France, revu et adapté par Générik Vapeur. Le vélo était à la fête, sous tous les angles, même les plus insoupçonnés. Au coeur du peloton : la Peugeot 203, habillée de carnaval. Caravane délirante, engins loufoques et coureurs déjantés ont battu le pavé dans un vacarme d'enfer, de la gare à la place Morgan, en passant par l'avenue principale de la ville, sous le regard abasourdi des riverains à leur fenêtre. Explosions, feux et fumigènes, sirènes, et toujours la musique rock embarquée avec des musiciens jouant live, invraisemblable cortège entourée par une foule trépidante.

Roue libre pour tout le monde !
Avant-dernière étape de la folle histoire des troupes artistiques, dans une grande parade à vélo, en costume de facteur. Ils sont tous là : Générik Vapeur, Jean-Georges Tarar(e), Ex Nihilo, No Tunes international, etc, et même le maire de Salon ! En ce dimanche matin, au gré de la déambulation, ils improvisent avec tout ce qui leur tombe sous la main : escalade d'immeuble, chorale, course de poussettes, vélos, masques d'âne, outre de vin blanc à qui boira le petit coup, sans oublier les concerts de sifflets, annonçant le passage des joyeux drilles jusqu'à l'étape finale : le grand pique-nique.

Le pique-nique des seventies
Imaginez toute une rue, au coeur de votre ville, soudain rangée des voitures et recouverte de pelouse. Et sur cette pelouse, des gens assis autour de petites nappes à carreaux rouges et blancs. On sort les sandwiches, on blague, on passe un agréable dimanche, avec en plus, un délicieux parfum de nostalgie. Car voilà que ce grand pique-nique collectif est plongé au coeur des années 70. Parmi les convives, la compagnie Artonik évolue et mime, au son d'émissions d'époque, ce qui faisait le charme d'alors : le mouvement hippie, la liberté des moeurs, l'émancipation sexuelle ou une simple partie de pêche à la ligne. On se sentait libre, on était bien, on était insouciant et heureux de vivre, tout simplement. "Je vous parle d'un temps..."


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