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De toutes les musiques, le
jazz est la plus riche, la plus conviviale, la plus indémodable, la plus
communicative, la plus populaire. Il suffit d'un sax, d'un piano, d'une
guitare ou d'une
batterie pour feutrer l'atmosphère, pour créer une ambiance de détente,
pour inviter à l'intimité.
En cette chaude soirée estivale de mardi 11 juillet 2006, trois formations
se sont installées en quelques points "stratégiques" de Salon de
Provence, sortes de centres de
gravité vers lequels convergent naturellement les amateurs d'apéros et
assoiffés de musique. Et l'inverse. Une soirée aux accents de fête de la
musique, qui commença vers 18 h 30 pour se terminer alternativement
vers 22 h 30. Lorsque le jazz descend dans la rue, on aimerait que jamais
ne s'estompe la saveur des notes bues aux terrasses des cafés.

Place
Crousillat, les promeneurs s'arrêtent, s'attablent aux cafés et écoutent
les blue notes dans le soir tombant.

La fontaine
moussue laisse couler ses eaux, rythmées par des accords de jazz.

A l'ombre du
feuillage humide de la fontaine moussue, cinq musiciens rivalisent de
talent, pianiste au doigté délicieusement endiablé, contrebassiste,
guitariste, batteur, et bien sur Patrick Torreglossa qui nous fait
retrouver la magie du génial saxophoniste Stan Getz à qui le quintet rend
ce soir hommage.

Le décor
historique de la belle cité provençale sied à merveille à cette animation
de qualité.

Place des
Centuries, au pied du château de l'Empéri, le quartet Olivier Truchot
interprète une musique fruitée toute en swing. A la guitare et au chant,
Robert Papasian.

Place
Pelletan, en face du Cercle des Arts, le quintet Coco Briaval a chauffé
l'atmosphère par une musique dont la chaleur vient tout droit de l'âme
tzigane et New Orleans. L'excellente formation a ceci de particulier que
tous ses membres portent le même nom. Chez les Briaval, le jazz est une
affaire de famille.
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