Récit du concert du vendredi 4 juillet 2008

Ce qui frappe d'emblée chez Stacey Kent, c'est son désir de partager, d'offrir, d'aller vers son public. En témoignent les habituelles séances de dédicace auxquelles elle se prête volontiers à la fin de chacun de ses spectacles. Sur scène, entre deux chansons, Stacey aime discuter, dans un français excellent, elle parle de son amour pour la langue française et pour la France, qui figure en place d'honneur parmi les innombrables pays qu'elle traverse lors de ses tournées.

Née à New-York le 27 mars 1968, la chanteuse y a toujours vécu. A l'instar de Supertramp, son succès naîtra véritablement en Europe, notamment en Angleterre où elle y recontrera le saxophoniste Jim Tomlinson, alors étudiante à Oxford. Il deviendra son mari et partenaire de scène. La complicité du couple n'échappe pas au public, conquis par un humour tendre et alternatif. Stacey Kent aime à rendre hommage aux géants du jazz, de sa voix douce, qui contraste avec les voix graves de chanteuses telles que Jeanne Lee ou Diana Krall. Ce soir, à Salon, c'est avec émotion et respect qu'elle interprète, entr'autres, Henri Salvador et Keren Ann.

Il est presque 22 h lorsque les premières blue notes envahissent la cour du château de l'Empéri. Il est minuit passé quand Stacey quitte la scène sous les ovations d'un public de connaisseurs, respectueux et en osmose totale. Dans l'intervalle la chanteuse aura offert un show rythmé par la qualité des textes et par le professionalisme de la formation, classique : un pianiste, un batteur, un contrebassiste et bien sûr son saxophoniste et époux. Un détail qui a son importance, tant la chose se fait de plus en plus rare : Stacey Kent chante sans prompteur, malgré la difficulté des textes (beaucoup sont en français, langue étrangère pour elle). Pour l'anecdote on aura droit, pendant le concert, au passage de l'escadrille de la Patrouille de France, à la verticale de la scène. Si les avions sont invisibles dans l'opacité de la nuit, le bruit en revanche, fait se lever toutes les têtes, y compris celle des artistes.

Tandis que les techniciens démontent sono, câbles, sctructures et projos, Stacey Kent signe la jaquette de son dernier CD. Une belle soirée s'achève, qui vibra dans la plus pure tradition du jazz.

 


"Pour salondeprovence.com, avec amour ! Stacey Kent"

 
Les vidéos

Quelques courts extraits du spectacle
(cliquez sur l'image pour ouvrir la fenêtre de la vidéo)


Petit exercice de langue
française

Une minute de bonheur
avec un virtuose du sax.

Petite fraicheur du soir,
Stacey enfile une veste

Une impro de jazz comme
on les aime.
Piano : Graham Harvey
Contrebasse : Dave Chamberlain
Batterie : Matt Skelton
Saxophone : Jim Tomlinson

Stacey chante la célèbre
chanson d'Henri Salvador