Vernègues
est un village posé au milieu d'une belle campagne où alternent
petits coteaux de vignes, restanques d'oliviers, vergers et champs
de blé cultivés. Le village d'origine fut totalement détruit par
le séisme du 11 juin 1909 et reconstruit un peu plus bas.
Aujourd'hui, Vernègues adopte le visage d'une petite agglomération
où l'urbanisme a investi une large partie des espaces
périphériques (photo ci-contre).
Au village, aucun petit
commerce n'annonce l'arrivée d'un client par une clochette
égrénant ses tintements nostalgiques. Un charmant petit café,
tenu par une dame âgée fort sympathique, accueillait il n'y a pas
encore si longtemps, promeneurs et habitués qui venaient y savourer
une boisson fort appréciée que le temps soit chaud, froid ou
ventilé. Hélas, ce petit havre de tranquilité est désormais
fermé depuis de nombreuses années.
Les
ruines du Vieux Vernègues se dessinent au loin sur la colline. Sur
le plateau tapissé de thym, de fleurs sauvages et balayé par les
vents les jours de Mistral, le panorama est extraordinaire. Une
table d'orientation établie au sommet d'une ancienne tour, fait l’inventaire
de l’horizon. Elle permet d'apprécier la chaîne du Lubéron,
tout proche, et, plus près le tracet du TGV Méditerranée qui,
telle une gigantesque cicatrice, s'étend sur des kilomètres à
travers une nature qu'il a plus ou moins défigurée.
Au nord du village, sur la colline proche des ruines, on peut découvrir une nécropole du VIIIe
siècle (probablement en liaison avec un village), un grand nombre
de tombeaux creusés dans le roc dont l’origine est discutée, un
moulin à huile, des polissoirs et un oppidum gallo-romain.
Sur la
route de Cazan se dresse la chapelle Saint-Symphorien, dont la
partie la plus ancienne date du XIIe siècle. Puis Château-Bas, belle demeure des XVIe et XVIIIe
siècles, abrite une cave vinicole qui mérite un détour. Au sud de
Château-Bas,
dans un bois de chênes, subsistent encore les très beaux vestiges du temple romain, du Ier siècle de notre ère, dont
il reste une enceinte semi-circulaire, des soubassements, un mur à
pilastre et une colonne du plus pur style corinthien. Il fut
transformé en église au Xe siècle, puis abandonné et remplacé
vers le XVIe siècle par la chapelle Saint-Césaire.
En contrebas du
village, telle une oasis sous les chaleurs torrides de l'été, un
joli lavoir invite au pique-nique. L'eau de la source qui y coule en
abondance est fort appréciée de tous ceux qui, comme autrefois,
viennent y remplir jerricans et bouteilles. Tout autour de
Vernègues une très belle nature engage à de superbes balades,
agrémentées par les subtiles parfums des plantes aromatiques
sauvages qui bordent les sentiers. |
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